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Les Entités d’exécution du FEM
Les Entités d’exécution sont chargées de monter les projets du FEM et de les administrer. Elles jouent un rôle clé dans la gestion des projets sur le terrain. Plus précisément, elles aident les pays et les ONG remplissant les conditions voulues à élaborer, exécuter et gérer les projets financés par le FEM.
Par l’entremise des Entités d’exécution, le portefeuille des projets du FEM s’est développé et s’est diversifié rapidement au profit des pays en développement, de l’Europe orientale et de la Fédération de Russie. En outre, le travail d’équipe de ces acteurs dans le cadre du FEM renforce les efforts qu’ils déploient à titre individuel pour intégrer les problèmes environnementaux à caractère mondial à l’ensemble de leurs politiques, programmes et projets.
Les Entités d’exécution sont priées de circonscrire leur participation aux projets du FEM en fonction de leurs avantages comparatifs respectifs. Dans le cas précis de projets intégrés qui comprennent des composantes pour lesquelles l’Entité d’exécution considérée n’a pas le savoir-faire ou les compétences nécessaires, celle-ci est priée d’établir un partenariat avec une autre Entité d’exécution en définissant clairement leurs rôles complémentaires, de façon a bien gérer toutes les composantes du projet en question (Instrument du FEM, paragraphe 28).
Les dix Entités d’exécution actuelles et leurs avantages comparatifs dans le domaine de l’adaptation au changement climatique sont les suivants :
BANQUE ASIATIQUE DE DÉVELOPPEMENT (BAsD) : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif de la BAsD est l’exécution de projets nationaux et plurinationaux d’investissement en Asie et tient à son aptitude à y intégrer des volets « renforcement des capacités » et « assistance technique ». La BAsD jouit d’une grande expérience dans les domaines tels que la maîtrise de l’énergie, les énergies renouvelables, l’adaptation au changement climatique et la gestion des ressources naturelles, notamment les ressources en eau, et la gestion durable des sols.
BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT (BAfD) : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif de la BAfD découle de sa capacité à intervenir comme banque régionale de développement. Toutefois, la BAfD commence simplement à travailler sur les problèmes environnementaux à caractère mondial. Elle vient d’approuver une politique environnementale qu’elle a commencé à intégrer à ses opérations. Elle cherche plus particulièrement à mettre à son actif des projets environnementaux dans les domaines d’intervention « changements climatiques » (adaptation, énergies renouvelables, maîtrise de l’énergie), « dégradation des sols » (déboisement, désertification) et « eaux internationales » (gestion de l’eau, pêche).
BANQUE EUROPÉENNE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DÉVELOPPEMENT (BERD) : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif de la BERD tient à son expérience et à ses réalisations dans le domaine de la création et de la transformation de marchés, et à sa capacité à favoriser un développement durable par des projets de promotion du secteur privé (notamment à l’appui de petites et moyennes entreprises) et des projets d’infrastructure municipale et environnementale au niveau national et régional dans les pays d’Europe orientale et centrale et d’Asie centrale, plus particulièrement dans les secteurs de la maîtrise de l’énergie, de l’internalisation de la préservation de la biodiversité et de la gestion de l’eau.
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE (FAO) : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif de la FAO résulte de ses compétences techniques et de son expérience dans le domaine de la pêche, de l’aménagement des forêts, de l’agriculture et de la gestion des ressources naturelles. La FAO a beaucoup d’expérience dans le secteur de l’utilisation durable de la biodiversité des paysages agricoles, des bioénergies, de la prévention des risques biotechnologiques, du développement durable des zones d’activité économique et de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures et les pesticides.
BANQUE INTERAMÉRICAINE DE DÉVELOPPEMENT(BID) : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif de la BID est l’exécution de projets nationaux et plurinationaux d’investissement en Amérique latine et dans les Caraïbes. La BID finance des opérations dans les domaines d’intervention du FEM suivants : diversité biologique (zones protégées, ressources marines, gestion forestière, biotechnologies), changements climatiques (biocombustibles), eaux internationales (gestion des bassins versants), dégradation des sols (lutte contre l’érosion), et POP (lutte contre les ennemis des cultures).
FONDS INTERNATIONAL DE DÉVELOPPEMENT AGRICOLE (FIDA) : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif du FIDA découle de ses activités liées à la dégradation des sols, au développement durable des zones rurales et à la gestion intégrée des sols, et à son rôle dans la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Le FIDA travaille beaucoup sur les terres peu fertiles, les écosystèmes dégradés et les programmes de sortie de conflit.
PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR LE DÉVELOPPEMENT (PNUD) : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif du PNUD tient à son réseau mondial de bureaux nationaux et à son expérience de l’élaboration de politiques intégrées, de la valorisation des ressources humaines, du renforcement des institutions, et de la participation des organisations non gouvernementales et des populations locales. Le PNUD aide les pays à encourager, promouvoir et exécuter des activités qui correspondent à la fois au mandat du FEM et aux plans de développement durable des pays. Il a également une solide expérience de la programmation plurinationale.
PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR L’ENVIRONNEMENT (PNUE) : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif du PNUE tient au fait qu’il est le seul organisme onusien ayant reçu mandat de l’Assemblée générale pour coordonner les travaux des Nations Unies dans le domaine de l’environnement et qui a lui-même l’environnement comme activité principale. Le point fort du PNUE est de pouvoir fournir au FEM toute une gamme d’acquis, de concepts validés, d’idées expérimentées, et de données scientifiques et de connaissances d’une qualité sans pareille, sur lesquelles l’institution peut asseoir ses décisions d’investissement. Le PNUE est en outre le Secrétariat de trois Conventions internationales sur l’environnement dont le FEM est un mécanisme financier. Enfin, le PNUE peut aussi servir d’intermédiaire dans les consultations multipartites.
ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR LE DEVÉLOPPEMENT INDUSTRIEL (ONUDI) : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif de l’ONUDI tient au fait que l’organisation peut associer le secteur industriel aux activités du Fonds dans les domaines suivants : maîtrise de l’énergie dans les processus industriels, services énergétiques (énergies renouvelables), gestion de l’eau, gestion des substances chimiques (dont les POP et les SDO) et technologies. L’ONUDI a aussi une connaissance approfondie des petites et moyennes entreprises (PME) dans les pays en développement ou en transition.
BANQUE MONDIALE : Pour les projets du FEM, l’avantage comparatif de la Banque mondiale tient à sa situation d’institution financière internationale de premier plan et de dimension mondiale dans plusieurs secteurs. Il est à rapprocher de l’avantage comparatif des banques régionales de développement. La Banque mondiale à une grande expérience des prêts d’investissement à l’appui du renforcement des institutions, du développement des infrastructures, et des réformes, dans tous les domaines d’intervention du FEM.
