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Principaux domaines d’activites

Énergies renouvelables

Les énergies renouvelables constituent l’une des solutions de remplacement les plus prometteuses pour les combustibles fossiles, qui sont responsables de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre. Le FEM aide les pays à éliminer les facteurs qui font obstacle au développement de marchés pour les énergies renouvelables dans tous les cas où cela est d’un bon rapport coût-efficacité. Ce type de possibilité se présente dans des contextes de réseau et des situations hors réseau, ainsi que dans le domaine de la production de chaleur à partir de sources renouvelables pour des applications industrielles et autres. Dans ces cas, l’appui du FEM contribue à établir des cadres d’intervention porteurs, à renforcer la capacité voulue pour une bonne compréhension et utilisation des technologies correspondantes, à mettre en place des mécanismes financiers pour rendre celles-ci plus abordables, et à fournir le soutien additionnel pour les investissements d’importance stratégique.

Maîtrise de l’énergie

Une moindre consommation d’énergie permet à la fois d’économiser de l’argent et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Beaucoup de situations de ce type permettant de gagner sur les deux tableaux sont déjà exploitées, mais il y a moyen de faire bien plus encore. Le FEM s’attache à promouvoir la maîtrise de l’énergie en éliminant les éléments faisant obstacle à la diffusion, au déploiement et à l’application à grande échelle de technologies et de pratiques d’un bon rapport coût-efficacité et à haut rendement énergétique. Les obstacles en question tiennent à un manque de politiques porteuses, à un effort inadéquat d’information et de sensibilisation, et à un accès insuffisant aux financements. Le FEM soutient la transformation des marchés des appareils à haut rendement énergétique et l’adoption généralisée des technologies correspondantes dans les secteurs de l’industrie et du bâtiment.

Modes de transport viables

Partout dans le monde, le secteur des transports fait de plus en plus rapidement figure de principale source d’émissions de gaz à effet de serre. Le FEM finance des projets qui visent à promouvoir une réorientation à long terme vers des modes de transport viables et peu polluants. Les domaines d’activités pouvant donner lieu à ce type de financement englobent les transports en commun rapides, dont les réseaux express d’autobus, les systèmes de métro léger et de trolleybus électrique, la gestion des transports et de la circulation par action sur la demande, les transports non motorisés, et les plans d’occupation des sols.

Adaptation

Les directives données au FEM en matière d’adaptation au titre de la CCNUCC ont évolué et donné lieu à une série d’étapes successives. À l’origine, le FEM soutenait les études initiales, les évaluations de la vulnérabilité et des mesures d’adaptation, et le renforcement des capacités. En 2001, la Conférence des parties à la convention a chargé le FEM de financer dans ce domaine des projets pilotes et témoins concrets et produisant des avantages tangibles sur le terrain. Dans le cadre de la priorité stratégique « adaptation » qui était dotée de 50 millions de dollars et qui est déjà parvenue à son terme, la Caisse du FEM finance des projets d’adaptation écosystémiques qui peuvent être intégrés aux plans et politiques nationales de développement durable.

Toujours en 2001, les parties à la convention ont également créé le Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF) et le Fonds spécial pour les changements climatiques (SCCF), qui sont administrés par le FEM et sont axés sur le processus d’adaptation. Maintenant que la priorité stratégique « adaptation » est depuis peu parvenue à son terme, et notamment à compter de FEM-5, l’ensemble des activités du FEM en matière d’adaptation sera financé par le biais du LDCF et du SCCF.

Le FEM fournit par ailleurs des services de secrétariat au Conseil du Fonds pour l’adaptation, et ce à titre provisoire. Ce fonds, qui fonctionne en application du Protocole de Kyoto de la CCNUCC, finance des projets et programmes d’adaptation concrets dans les pays en développement qui sont parties à ce protocole.

Priorité stratégique « adaptation » au changement climatique

En application de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le FEM a établi, en 2001, la priorité stratégique « adaptation » au changement climatique, dotée d’une enveloppe de 50 millions de dollars dans le cadre de la Caisse du FEM, pour le financement de projets pilotes et témoins ayant pour effet de démontrer comment la planification et l’évaluation des stratégies d’adaptation peuvent se traduire en pratique par des projets qui fournissent des avantages tangibles et peuvent s’intégrer dans les politiques et les plans de développement durable des pays. Tous les pays pouvant prétendre à l’aide financière du FEM avaient accès à des financements au titre de cette priorité stratégique.

Il s’agissait là d’une initiative absolument sans précédent, non seulement dans le contexte du FEM mais à l’échelle mondiale, car les activités menées jusque là par les organisations bilatérales et multilatérales dans le domaine de l’adaptation avaient avant tout porté sur le financement de travaux de recherche et d’évaluation et d’outils de contrôle, plutôt que de projets sur le terrain.

Au mois de septembre 2009, l’enveloppe dont était dotée cette priorité avait été intégralement allouée, et le Bureau de l’évaluation du FEM avait en préparation un examen rétrospectif de cette initiative. Pour la période de FEM-5 (2010-14), l’ensemble des activités menées par le FEM en matière d’adaptation sera financé par le biais du LDCF et du SCCF.

Technologies avancées émettant peu de GES

En plus des énergies renouvelables et de l’amélioration du rendement énergétique, les nouvelles technologies peuvent contribuer de manière primordiale à empêcher des niveaux dangereux d’émissions de gaz à effet de serre tout en permettant le développement économique. Le FEM fournit un appui aux technologies de ce type qui ne présentent pas encore un rapport coût-efficacité optimal. Son portefeuille actuel englobe toute une gamme de projets allant de grandes centrales électriques héliothermiques à l’application des cellules photovoltaïques solaires intégrées aux bâtiments, en passant par la production d’électricité distribuée sous forme de piles à combustible. Ses interventions futures devraient se concentrer sur les efforts d’intégration et d’agrégation des marchés mondiaux et régionaux, ainsi que les transferts de technologie, et chercher à promouvoir l’innovation à l’échelon national.