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Stratégie du FEM dans le domaine d'intervention « diversité biologique »
Le domaine d’intervention « diversité biologique » a pour but la préservation et l’utilisation durable de la diversité biologique et le maintien des biens et services que procurent les écosystèmes. Dans ce but, la stratégie du FEM en matière de diversité biologique comprend quatre objectifs :
• Améliorer la durabilité des dispositifs de zones protégées
• Prendre en compte systématiquement la préservation de la diversité biologique dans les zones et secteurs terrestres et marins d'activité productive
• Renforcer les capacités de mise en œuvre du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques
• Renforcer les capacités en matière d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages.
La stratégie s'inscrit dans le droit fil d'une approche intégrée de la préservation et de l'utilisation durable de la diversité biologique, la démarche écosystémique qui constitue le principal cadre d'action prévu par la Convention sur la diversité biologique.
Premier objectif : Améliorer la durabilité des dispositifs de zones protégées
Les zones protégées sont la pierre angulaire de la préservation de la biodiversité et, en tant que telle, elles constituent l’élément central des moyens que le FEM met au service de la CBD depuis sa création. Selon le FEM, un dispositif de zones protégées viable :
• dispose de ressources financières sûres et suffisantes, y compris un financement extérieur, pour faire face aux coûts de gestion des zones protégées.
• Protège efficacement des échantillons représentatifs écologiquement viables des écosystèmes et espèces d’un pays, de façon à assurer leur persistance à long terme.
• Maintient des capacités individuelles et institutionnelles suffisantes pour que les zones protégées qu’il gère atteignent leurs objectifs en matière de préservation. Les projets du FEM visent à renforcer ces éléments fondamentaux des dispositifs de zones protégées pour assurer rapidement leur durabilité à long terme.
Deuxième objectif : Prendre en compte systématiquement la préservation de la diversité biologique dans les zones et secteurs terrestres et marins d'activité productive
La persistance de la diversité biologique nécessite une gestion durable de la mosaïque de paysages terrestres et marins que constituent les zones protégées et tout un ensemble de terres et ressources utilisées hors de ce cadre. Pour compléter ses investissements dans le renforcement de la durabilité des dispositifs de zones protégées, le FEM participe au financement de mesures de durabilité visant à réduire les effets négatifs des secteurs de production sur la diversité biologique, particulièrement hors des zones protégées, tout en soulignant la contribution de la diversité biologique au développement économique et au bien-être de l’Homme – cet ensemble de mesures est souvent regroupé sous le vocable « intégration ». Les secteurs de production tributaires de la diversité biologique et ceux à forte empreinte écologique seront ciblés : agriculture, pêche, foresterie, tourisme et grandes industries d’extraction (pétrole, gaz et mines).
La stratégie du FEM à l’appui de la prise en compte systématique de la diversité biologique est axée sur le rôle et la contribution potentielle du secteur public et du secteur privé. Cette stratégie vise à renforcer la capacité du secteur public de gérer et de réglementer l’utilisation de la diversité biologique dans les secteurs terrestres et marins d’activité productive, tout en exploitant les possibilités de financer la production de biens et services respectueux de la diversité biologique par les gestionnaires et les utilisateurs des ressources, notamment le secteur privé.
Troisième objectif : Renforcer les capacités de mise en œuvre du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques (CPB)
Le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques vise à protéger la diversité biologique contre les risques potentiels que constituent les organismes vivants modifiés résultant de la biotechnologie moderne. La stratégie du FEM de renforcement des capacités de mise en œuvre du CPB hiérarchise les activités recensées dans les inventaires par pays et dans les directives de la Conférence des États parties à l’intention du FEM, en particulier les éléments clés du Plan d’action actualisé pour la création des capacités nécessaires à l’application effective du CPB, approuvé à la troisième Conférence des États parties siégeant en tant que réunion des Parties au Protocole de Cartagena (COP-MOP-3).
Quatrième objectif : Renforcer les capacités en matière d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages (ABS)
La poursuite du troisième objectif de la CBD concernant l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages a été ralentie par l’insuffisance des capacités de la plupart des acteurs principaux. Il convient de mentionner en particulier la difficulté de trouver un terrain d’entente dans la plupart des pays, entre les fournisseurs et les utilisateurs des ressources génétiques et le savoir traditionnel des communautés autochtones et locales.
Avant de conclure les négociations sur un régime international d’accès aux ressources génétiques et de partage des avantages à la dixième Conférence des États parties à Nagoya (Japon) en 2010, le FEM financera le renforcement des capacités des acteurs clés, notamment les collectivités autochtones et locales, et la communauté scientifique. Ce programme stratégique appuiera la préparation de mesures en faveur de l'adoption d'accords concrets sur l'accès aux ressources génétiques et le partage des avantages résultant de leur exploitation, qui reconnaîtront les principes ABS fondamentaux du consentement préalable en connaissance de cause (PIC) et des dispositions arrêtées d'un commun accord (MAT), dont le partage juste et équitable des avantages.
