Ce communiqué de presse est disponible en anglais et en espagnol.
- Au total, 59 pays, dont 21 petits États insulaires en développement et 21 pays moins avancés, bénéficieront de 36 nouveaux programmes et projets de la famille de fonds du GEF
- Le cycle de financement actuel du GEF s’est traduit par des résultats importants dans le domaine de l’environnement et l’amélioration des opérations et de l’efficacité de l’organisation
- Les bailleurs de fonds et les partenaires se réuniront en janvier pour le prochain cycle de négociations au titre de la neuvième reconstitution des ressources de la Caisse du GEF
- La Belgique, l'Allemagne, l'Irlande et la Suède ont annoncé des contributions totalisant près de 39 millions de dollars en faveur du Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF) et du Fonds spécial pour les changements climatiques (SCCF).
- Carlos Manuel Rodríguez démissionne de ses fonctions de directeur général et président du GEF
Le Fonds pour l’environnement mondial (GEF) a annoncé l’approbation d’un nouveau financement de plus de 372 millions de dollars pour la mise en œuvre de 36 programmes et projets innovants visant à relever les défis environnementaux urgents en Afrique, en Asie, en Europe, en Amérique latine et dans les Caraïbes. Ces projets sont couverts par la Caisse du GEF, le Fonds pour les pays les moins avancés (LDCF), le Fonds spécial pour les changements climatiques (SCCF) et le Fonds pour le cadre mondial de la biodiversité (GBFF).
Approuvées lors des réunions du Conseil pour les Fonds concernés, ces nouvelles initiatives visent à protéger et gérer des centaines de millions d’hectares d’écosystèmes vitaux, à atténuer les émissions de gaz à effet de serre et à donner à la société civile et aux populations autochtones les moyens de participer à des solutions environnementales durables et inclusives. L’enveloppe de financement comprend 291 millions de dollars provenant de la Caisse du GEF, 49 millions de dollars du Fonds pour les PMA, 3 millions de dollars du Fonds spécial et 29 millions de dollars du GBFF.
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Ces investissements permettront d’apporter des réponses intégrées à la perte de biodiversité, au changement climatique et à la pollution. Ils mettront un accent particulier sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ; la protection et la gestion durable des habitats marins ; la réduction de la pollution par le mercure et des polluants organiques persistants ; et la promotion de l’agriculture régénératrice et de la restauration des paysages. Les initiatives renforceront en outre la cohérence des politiques et la planification intégrée dans les administrations publiques, pour de meilleurs résultats environnementaux.
Les projets approuvés depuis juillet 2022 devraient mobiliser 8,50 dollars de cofinancement pour chaque dollar du GEF, y compris 8,1 milliards de dollars provenant de sources privées. Les opérations de financement mixte devraient atteindre un ratio de cofinancement de 19:1, soulignant l’effet catalyseur des financements du GEF dans la mobilisation de capitaux publics et privés à grande échelle.
Lors des réunions tenues cette semaine, le Conseil n’a pas manqué de relever le rôle central des organisations de la société civile, des peuples autochtones et des communautés locales dans l’élaboration des initiatives et leur mise en œuvre sur le terrain, en particulier à travers la programmation du GBFF qui intègre la gestion communautaire, les moyens de subsistance durables et des approches fondées sur les droits. Les projets financés par le LDCF et le SCCF donnent à voir la manière dont la restauration des écosystèmes, la gouvernance inclusive et l’autonomisation des communautés peuvent renforcer la résilience dans des pays moins avancés et des petits États insulaires en développement très vulnérables.
Le Conseil du GEF a également annoncé le départ de Carlos Manuel Rodríguez, directeur général et président du GEF, après que celui-ci ait fait part de sa décision de démissionner avec effet immédiat. Le Conseil du GEF a nommé Claude Gascon, directeur de la stratégie et des opérations du GEF, au poste de directeur général par intérim.
Lors des réunions du Conseil du LDCF/SCCF, de nouvelles contributions ont été annoncées pour un montant total de près de 39 millions de dollars de ressources supplémentaires en faveur de ces fonds, signe de la confiance inaltérable des bailleurs de fonds dans le financement de l’adaptation par le GEF. Les contributions de la Belgique (5,95 millions d’euros), de l’Allemagne (10 millions d’euros), de l’Irlande (5 millions d’euros) et de la Suède (130 millions de couronnes suédoises) contribueront à déployer à grande échelle des solutions de résilience d’initiative nationale dans les pays les plus vulnérables du monde.
Les représentants des 186 pays membres du GEF ont examiné les avancées vers les cibles fixées pour la période 2022-2026, s’intéressant principalement à la mise en œuvre, à l’efficacité et aux partenariats inclusifs. Le dernier Rapport de suivi indique que ces quatre dernières années, le GEF a globalement accompli ce qui suit :
- Atténuation de plus d’un milliard de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre, ce qui équivaut à retirer environ 217 millions de véhicules de la circulation pendant un an.
- Appui à la préservation et à la gestion durable de 118 millions d’hectares d’aires protégées terrestres, soit deux fois la superficie du Kenya.
- Restauration de 15 millions d’hectares de terres et d’écosystèmes et gestion durable des terres sur 44 millions d’hectares de zones d’activité économique.
- Élimination de 60 000 tonnes de produits chimiques préoccupants d’intérêt planétaire qui présentent un risque majeur pour la santé humaine.
« Les avancées vers les cibles que nous nous sommes fixées nous ont conduit à des niveaux d’exécution, d’échelle et d’ambition sans précédent », affirme Claude Gascon, directeur de la stratégie et des opérations du GEF. « Son efficience et son efficacité avérées ainsi que ses efforts de modernisation ambitieux font du GEF un vecteur privilégié de financements et d’un impact plus importants. »
Dans la perspective du prochain cycle de financement (GEF-9), qui doit débuter en juillet 2026, des propositions visant à rationaliser davantage le processus et à le rendre encore plus efficace ont été présentés. Cet effort s’inscrit dans le cadre d’une dynamique plus globale de renforcement de l’efficacité, de l’équité, de la flexibilité et de l’accessibilité dans l’ensemble du réseau du GEF.
Ces initiatives figurent au menu des échanges entre pays donateurs et partenaires dans le cadre des négociations en cours au titre de la reconstitution des ressources du GEF pour le prochain cycle d’investissements (GEF-9). Le cycle quadriennal actuel (GEF-8), qui totalise 5,3 milliards de dollars de financements et de financements mixtes, s’achève en juin 2026. Le prochain cycle de négociations aura lieu les 19 et 20 janvier à Bonn (Allemagne).
Ce processus devrait se conclure à la huitième Assemblée du GEF prévue en Ouzbékistan en juin 2026, au cours de laquelle les parties prenantes dresseront l’état des lieux et définiront les orientations pour 2030. L’Assemblée sera l’occasion d’expliquer comment les nouveaux financements permettront d’avancer plus rapidement sur les questions de préservation de la biodiversité, de restauration des terres, de réduction de la pollution chimique et de résilience climatique en transformant les principaux systèmes économiques afin d’obtenir des résultats durables à grande échelle.
Cliquez ici pour consulter le compte rendu conjoint des coprésidents (en anglais):
Contact média
Robert Bisset
Head of Communications
rbisset@thegef.org
Alexandre Pinheiro Rego
Senior External Relations Officer
arego@thegef.org
À propos du Fonds pour l’environnement mondial
Le Fonds pour l’environnement mondial (GEF) est le plus grand fonds multilatéral pour l’environnement. Les fonds qu’il regroupe agissent de concert et de manière intégrée pour relever les défis les plus urgents de la planète. Ses financements permettent aux pays en développement de répondre à des enjeux complexes et d’œuvrer à la réalisation des objectifs internationaux en matière d’environnement. Au cours des 30 dernières années, le GEF a fourni plus de 27 milliards de dollars de financements et mobilisé 155 milliards de dollars au profit de projets prioritaires pilotés par les pays.
À propos du Fonds pour les pays les moins avancés (Fonds pour les PMA)
Le Fonds pour les PMA est le seul fonds mondial ayant pour vocation d’aider les pays les moins avancés à s’adapter au changement climatique. Il accompagne des solutions locales dans les domaines de l’agriculture, de l’eau, de la santé, des infrastructures, etc., en développant les systèmes, en augmentant les financements et en renforçant la résilience là où on en a le plus besoin. À ce jour, le Fonds pour les PMA a octroyé plus de 2,39 milliards de dollars de financements, facilitant la transition d’une adaptation progressive à une adaptation transformatrice dans 51 pays.
À propos du Fonds spécial pour les changements climatiques (Fonds spécial)
Le Fonds spécial encourage l’innovation en matière d’adaptation au changement climatique dans le monde en développement, en particulier dans les petits États insulaires en développement. Qu’il s’agisse de solutions fondées sur la nature, d’une agriculture intelligente face au climat ou de mécanismes financiers innovants, le Fonds spécial aide à tester de nouvelles idées, à mobiliser le secteur privé et à accroître l’impact de son action. À ce jour, il a soutenu des projets dans plus de 60 pays, faisant plus de 10,7 millions de bénéficiaires.
À propos du Fonds pour le Cadre mondial de la biodiversité (GBFF)
Le Fonds pour le Cadre mondial de la biodiversité a été créé par le GEF à la suite de la 15e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, dans le but de soutenir la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Lancé lors de la septième Assemblée du GEF en 2023, le GBFF peut recevoir des contributions de sources publiques, privées et philanthropiques. Ses procédures désormais simplifiées permettent d’apporter un appui véritablement efficace aux pays en développement dans la réalisation des objectifs de biodiversité, sa cible étant de consacrer 20 % de ses financements à des initiatives en faveur de la biodiversité menées par les peuples autochtones et les communautés locales. À ce jour, il a financé des opérations dans 71 pays.
Alexandre Pinheiro Rego
Senior Communications Officer
arego@thegef.org